base_documentaire:articles-2007:etb-032 [Enfants de Tchernobyl Bélarus]
 

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Nouvelles de Bélarus - mai 2007

Wladimir Tchertkoff

Avril – Mai 2007
L'Institut Belrad a besoin d'un soutien élargi.
Démarche auprès de l'Organisation Mondiale de la Santé à Genève.


Le 23 mars 2007, le Docteur Michel Fernex, président de notre association, a adressé cette lettre au “Collectif OMS indépendante” dont nous sommes co-fondateurs:

           Chers Amis,

Nous nous lançons avec six associations françaises et suisses soutenues par un réseau international grandissant dans une démarche auprès de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Nous prévoyons des manifestations de longue durée à Genève afin d’obtenir que l’OMS amende l’accord de 1959, qui soumet cette organisation médicale à l’autorité de l’AIEA, le promoteur mondial de l’atome commercial, dès qu’il s’agit de rayonnements ionisants. Pour ces problèmes de santé, l’AIEA, qui n'a pas de fontions médicales, établit les plans de travail ou recherche et peut censurer des congrès entiers de l’OMS. C’est intolérable.

           L’OMS ferait-elle mieux sans ce lien juridique ? Ce n’est pas certain. Les médecins responsables, qui tentent de retrouver une indépendance dans ce cadre, sont éliminés par les 5 puissances nucléaires, membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU qui supervise les Agences. De toutes ces Agences, la plus haute dans la hiérarchie reste l’AIEA.

           Nous avons écrit à Margaret Chan, la nouvelle Directrice Générale de l’OMS, pour l’informer de nos démarches et projets de manifestations sur la voie publique. Notre action est importante ; cela nous rapproche d’autres groupes militants, mais ne rapporte pas d’euros pour nos projets au Bélarus.

           Belrad et Vassili Nesterenko ont besoin d’aide immédiate, car ils souhaitent poursuivre la décontamination d’enfants des écoles d’enfants du district de Narovlia. Dans les régions riches en forêts les enfants étaient énormément contaminés. Ils ont très bien répondu à une cure d’une double dose de pectine (deux boîtes de Vitapect® au lieu d’une). Je propose que nous acceptions immédiatement de renouveler cette cure, en versant 6000 € sur le compte que Vassili nous donnera avec le nom et numéro du projet pour que nous fassions le virement.

           L’autre projet de Belrad est l’étude clinique et le traitement par Vitapect® de la cardiomyopathie du césium-137. Ce projet fait intervenir Dimitri Lazjuk cardiologue, Galina Bandajevskaya pédiatre et les équipes de Belrad. Un brouillon de protocole a été envoyé aux responsables. Ils doivent le compléter, ajouter une fiche clinique, des informations concernant l’analyse statistique etc.

           L’étude coûtera cher, les dépenses s’étalant sur un an et demi dépasseront 60.000 €. On ne peut pas commencer sans avoir l’argent pour l’étude entière. Marinette, notre trésorière, me dit que pour le moment nous n’avons pas les moyens de nous lancer dans un projet, qui engage l’avenir, sans réserves.

           Des recherches expérimentales de longue durée publiées sous les auspices de FAO/OMS dans « Evaluation of certain food additives », concluaient à une totale innocuité pour la santé de la pectine prise quotidiennement pendant toute une vie de rongeur, même au cours de la gestation. (Twenty fifth Report of the joint FAO/WHO Expert Committee on food additives. WHO Technical Report Series 669, WHO Geneva 1981.) D’après ces travaux, il y a peu d’additifs alimentaires qui ont aussi peu d’effets secondaires. Les colorants, stabilisateurs etc. sont presque tous bien moins inoffensifs, et pourtant introduits dans des centaines de produits alimentaires commercialisés. Cependant les financements internationaux sont toujours refusé à Vassili Nesterenko pour la distribution aux enfants contaminés de ce produit naturel, qui accélère l'évacuation des éléments radioactif de l'organisme.

           Voilà quelques nouvelles. Vous en savez beaucoup par les courriers de Véronique et le site internet qu’elle met à jour sans cesse.

           Wladimir fait passer toute information régulièrement à Vassili.

           Grâce aux membres du C.A. l’association agit, progresse. Les donateurs continuent à apporter leur soutien, pourtant des fondations sont les seules structures qui peuvent permettre à Belrad d’entreprendre de grandes études et de payer des salaires décents à son personnel très qualifié.

           Bien amicalement. Michel

[Deux autres collaborateurs viennent de quitter Nesterenko, dont une dosimétriste, ingénieur du laboratoire des spectromètres à l'Institut Belrad. Elle fait partie du groupe de personnes de son staff de l’Académie des sciences, qui l’ont suivi pour fonder l’institut indépendant de radioprotection Belrad après l’accident de Tchernobyl. Elle doit payer l’appartement à crédit dans une coopérative. Son mari, liquidateur très malade, ne travaille pas. Le salaire de cette femme chez Nesterenko est de l’ordre de 200 euros par mois. On lui a proposé 300 euros. Elle a quitté Belrad en larmes. Quand j’ai connu Nesterenko en 1998, son institut était constitué de 45 collaborateurs. Aujourd’hui, ils sont 34. Il travaille avec environ 13-15000 euros par mois. Avec 20 000, nets d’impôt, il pourrait se hausser au niveau du marché du travail de Minsk et retenir son personnel. C’est le sens de mon appel au « Réseau sortir du nucléaire » : si les 16 000 abonnés du journal du Réseau versaient seulement 20 euros par an, ils « adopteraient » l’Institut Belrad pendant toute l’année. - w.t.]

Genève 21ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl

Le 26 avril prochain débutera devant le siège de l'Organisation Mondiale de la Santé à Genève, une action de présence permanente pour une durée indéterminée visant à obtenir que cette agence de l'ONU recouvre sa liberté d'action dans le domaine du nucléaire.

Il s'agit principalement de dénoncer l'existence d'un accord contre-nature signé en 1959 entre l'OMS et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui empêche l'OMS d'agir librement en faveur des populations contaminées par la radioactivité, puisque ce document prévoit notamment que l'OMS ne peut s'exprimer sur le nucléaire et ses conséquences sans l'aval de l'AIEA !

Depuis la catastrophe de Tchernobyl, il est devenu évident que cet accord empêche les milieux médicaux de témoigner haut et clair sur les conséquences sanitaires à court et long terme de cette catastrophe globale. Les populations de la région de Tchernobyl supportent ainsi depuis 21 ans, dans l'indifférence générale, les souffrances dues à l'incorporation de faibles doses de radioactivité.

Chacun peut se joindre à cette action pour que la science retrouve ses droits sur l'étude des conséquences de la radioactivité sur la santé humaine. Plus d'informations sur le site independentwho et pétition à signer.

Pour marquer le lancement de cette action de grande envergure, nous vous invitons le jeudi 26 avril 2007:

- à 1Oh00 sur la place des Nations: conférence de presse suivie d'un cortège en direction de l'Organisation Mondiale de la Santé. Nous porterons des flambeaux, symboles de la lumière qui reste à faire sur les conséquences de Tchernobyl.

- à 20h00 à l'Université Ouvrière de Genève (place des Grottes): projection de «Controverses nucléaires» de Wladimir Tchertkoff, suivi d'un débat avec le réalisateur.
Ce documentaire explosif, réalisé en 2003, révèle l'existence d'un conflit d'intérêts entre deux agences des Nations Unies, directement responsables de la gestion des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl pour la santé des populations contaminées. On y voit notamment le professeur Fernex qui dialogue avec le Dr Hiroshi Nakajima, ancien directeur de l'OMS. Ce dernier avance clairement qu'entre l'OMS et l'AIEA il n'y a aucun doute sur qui commande : pour tout ce qui concerne le nucléaire, tant civil que militaire, c'est bel et bien l'AIEA !

Nous sommes également très heureux de vous annoncer que la Compagnie Brut de Béton Production sera à Genève avec le très beau spectacle «Elena ou la mémoire du futur » . Prologue à «La Supplication» de Svetlana Alexievitch, mise en scène de Bruno Boussagol, dit par Nathalie Vannereau.
Les 17, 18, 19 et 23 mai à 20h00 à l'Ecurie - Buvette de l'Ilot 13
(16, rue de Montbrillant - derrière la gare Cornavin, Genève)
Plus de détail sur cette pièce: http://www.athena.asso.fr

Merci de faire suivre cette information à tous vos contacts

base_documentaire/articles-2007/etb-032.txt · Dernière modification: 2013/09/24 02:41 (modification externe)

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