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La science des conglomérats, les conflits d’intérêts et la santé publique L’exemple de Tchernobyl et l’Organisation mondiale de la Sante

conférence “vivre Tchernobyl”, 15 mai 2008

Par Alison Katz
Sociologue et Psychologue
membre de People‘s Health Movement
fonctionnaire à l’OMS pendant 17 ans

La thèse

Alison Katz

     La dissimulation/camouflage en haut lieu des conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl est un exemple de l’ingérence indue des intérêts privés dans les questions de politique de santé publique. La dissimulation elle-même a toutes les sortes d'explications (principalement géopolitique) que nous passerons en revue brièvement. Le rôle qu’a joué l’OMS dans cette dissimulation est le résultat d'un conflit d'intérêt, de la corruption de la science et de la capture des institutions publiques par des intérêts privés. C'est le sujet de cette présentation.
On va regarder le problème de conflit d'intérêt aujourd’hui dans le secteur de la santé publique, avec une attention particulière sur l’OMS. L'action d'IndependentWHO à Genève sur Tchernobyl est importante en soi, mais elle est exemplaire d’un problème général. C'est l'exemple le plus flagrant des dangers de la science aux services des conglomérats et pour cette raison, c’est peut être le cas le plus facile à dénoncer et confronter.
Dans le cas du nucléaire, l'industrie elle-même, par ses associations professionnelles et son lobby (l'AIEA parmi d'autres) est juge et partie dans l'évaluation des conséquences de santé de ses propres activités. Et bien sûr, la politique de santé publique et le développement des normes et des directives en ce qui concerne la radiation, sont basés sur ces évaluations.

C’est quoi la science des conglomérats et quel est le problème ?

La recherche entreprise par des universités ou des instituts de recherches est de plus en plus financée et donc dirigée par des intérêts privés. J'ai une fois lu par exemple qu'à Harvard ou Yale, des départements entiers sont financés par des compagnies transnationales telles que Monsanto, Dupont etc., en échange des droits exclusifs d'exploitation sur des découvertes. Des universités britanniques et françaises font maintenant de même. Et les réformes de Bologna renforcent aussi cette privatisation du savoir, les universités aux services des compagnies transnationales.
Un mot sur les transnationales : Malgré leurs noms, les TNCs ont des nationalités. Toute activité, y compris la recherche, des TNCs sert non seulement pour augmenter les profits des actionnaires, mais aussi les intérêts géopolitiques et militaires de la nation à laquelle elles appartiennent (en premier lieu les Etats- Unis, le Royaume Uni, La France, les G8).
Les grandes puissances utilisent leur TNCs, leur complexe militaro-industriel et les institutions financières internationales pour maintenir leur pouvoir dans le monde. L'amalgame des gouvernements et leurs TNCs est juste un autre exemple d'un conflit d’intérêt fort dangereux. “McDonald a besoin de McDonell Douglas pour fleurir” (Friedman). Presque chaque membre du Cabinet de Bush est PDG d’une TNC pétrolière et/ou d’équipements militaires. Les Gouvernements et les TNCs sont interchangeables. Il ne s’agit plus d’une influence excessive, il s’agit des mêmes personnes et des mêmes organisations.
Nous avons tous compris l’inséparabilité de l'industrie du militaire. Les intérêts militaires et des intérêts industriels sont de plus en plus liés. Les Balkans, l'Afghanistan, l'Irak, l'Iran, toutes ces guerres entreprises pour l’intérêt géopolitique, mais sous prétexte d’avancer la démocratie ou les droits humains. La guerre permanente, est le résultat logique et prévisible d'une économie capitaliste, monopoliste, militariste et néocoloniale.
Les sommes d'argent disponible pour la recherche militaire sont faramineuses et d’ailleurs, beaucoup d’innovations commerciales sont le fruit, un peu du hasard, des recherches militaires.
Il n’est pas étonnant qu’on n’arrive pas à subvenir aux besoins fondamentaux des peuples. Ils sont peut-être des citoyens mais pas des consommateurs donc ils ne représentent aucun intérêt.
Si nous permettons à cette situation de se détériorer d’avantage – c'est-à-dire si nous laissons la science et le savoir entre les mains des grandes compagnies transnationales, la vie sur terre sera détruite.
La science des conglomérats est littéralement fatale. (Cela a déjà été fatal pour certaines vies sur terre, la perte de biodiversité, la destruction des espaces vitaux des peuples indigènes, la destruction de leur base alimentaire etc.)
Dans le cas de la recherche sur le nucléaire, les autorités nationales et internationales sont complices ce qui est encore plus dangereux parce que cette pseudo science se pare de l’autorité de l’état.

Le changement climatique était l'avertissement !

Il y a une ironie terrible aujourd'hui. Les activistes environnementaux et des scientifiques indépendants ont finalement réussi à convaincre nos chefs de gouvernements que la pollution atmosphérique représente, en effet, une menace réelle pour la vie sur la terre. Et ils l'ont fait malgré des obstacles énormes de la part des lobbies industriels armés des soi-disant « preuves » de la pseudo-science.
Mais la leçon de loin la plus importante de cette reconnaissance officielle, très tardive, (du réchauffement climatique) c’est qu’il nous faut impérativement une science indépendante, financée publiquement, et libre de toute influence de la part des conglomérats. Le lobby industriel nucléaire a sauté sur le train en marche pour promouvoir l'énergie nucléaire et il fait des progrès, dangereusement vite. (Par exemple, la décision du Royaume Uni de ranimer le programme de construction des réacteurs).
Nous ne pouvons pas nous permettre la pseudo-science des conglomérats par rapport à la pollution atmosphérique et nous ne pouvons pas nous la permettre par rapport au nucléaire.

Préambule sur le concept du conflit d'intérêt aujourd’hui

Le conflit d’intérêt a une longue histoire. Mais tandis que précédemment l'importance d'éviter le conflit d'intérêt a été entièrement reconnue, aujourd'hui ce n'est pas le cas. Nous sommes en pleine crise de science et de recherche dans laquelle le conflit d'intérêt est presque la norme. Il est à peine reconnu et/ou pas pris au sérieux même par nos institutions académiques ou d’intérêt publique. De tels soucis sont souvent considérés comme ringard et insignifiant. Ceux qui se préoccupent de ces choses n’ont simplement pas compris que le business rules que les choses sont ainsi. Et d’énormes ressources sont allouées à la défense et au renforcement de cette situation.

L’OMS et la trahison de son mandat

Il y a de multiples exemples de la trahison de l’OMS et de son mandat de santé publique sous l'influence néoliberale. La constitution de l’OMS est un document remarquable qui fournit à l’Autorité internationale pour la Santé, un mandat de justice sociale en matière de santé. La Déclaration de Alma Ata de 1978, est encore plus puissante et ajoute un mandat de justice économique. Elle reconnaissait que la pauvreté comme la première cause des problèmes de santé et elle établissait comme priorité pour la santé, les besoins fondamentaux comme l'alimentation, l'eau, le logement, la sécurité, l'emploi, l'enseignement et elle prônait explicitement un nouvel ordre économique international comme condition préalable pour la Santé pour Tous. C'était, évidemment une déclaration profondément menaçante aux riches et puissants.

Prenons quelques exemples de trahison de ce mandat

  • l'alimentation et l'eau. Plus de 70 % de toutes les maladies et morts évitables sur terre, sont dues à la malnutrition et au manque d'eau propre. Pourtant l’OMS ne condamne pas la privatisation de l'eau. J'ai même lu dans un document de l’OMS la déclaration suivante : “La privatisation de l’eau peut augmenter l'accès dans des secteurs éloignés”. C’est de la pseudo-science. Toutes les études sérieuses démontrent que la privatisation mène à la longue à la hausse des prix et un accès très inégal.
  • La nutrition. Le département de la Salubrité des Aliments est très grand et très bien financé. Pour les affamés de ce monde, cela doit sembler curieux. De très hauts standards sont exigés par le Codex Alimentarius ce qui exclut des petits producteurs locaux et favorise l'industrie agroalimentaire. Ainsi en termes de souveraineté alimentaire, cette approche est 100 % contre productif. Nous ne sommes pas contre la salubrité des aliments. Mais quand il est utilisé pour détruire la base agricole des pays pauvres (et c’est le cas) c'est absolument négatif.\\Et il faut noter que les gens bien nourris avec un système immunitaire qui fonctionne, sont capable de se défendre contrer la plupart de ces infections. La priorité c’est d’avoir à manger dans son assiette, une nourriture saine en quantité suffisante.
  • Grippe aviaire. il est difficile de savoir si nous avons affaire à une nouvelle peste terrifiante ou si c'est la nouvelle frénésie médiatique pour divertir l’attention du public d'autres questions pressantes, comme l’invasion d’un état souverain pour s’approprier ses ressources. Mais deux choses doivent être notées.\\L’OMS a immédiatement identifié les petits fermiers asiatiques avec leur basse cour comme la source de l'infection (et ensuite des oiseaux sauvages). Mais il semble que la source du problème c’est les usines gigantesques avec 100,000 poules et 25,000 cochons, littéralement l’un sur l’autre, qui offrent des conditions idéales pour les mutations dangereuses de virus, qui normalement poseraient peu ou pas de problème.\\Mais, on a ordonné aux petits fermiers d’abattre leurs volailles, et ils ont été ruinés d’un jour à l’autre. Par coïncidence, les compagnies agroalimentaires ont reçu des commandes pour la construction de ces mêmes usines en Thailande et Vietnam. Il a aussi été révélé que Donald Rumsfeld est gros actionnaire de la société pharmaceutique qui a développé un vaccin et a reçu des commandes des milliards de doses par les gouvernements des pays riches.
  • Médicaments. Des sociétés pharmaceutiques font des profits astronomiques. En moyenne, plus de 18 % comparés à 7 % en moyenne dans tous les autres secteurs industriels. Et pendant des décennies ils ont justifié ces bénéfices en termes de leurs énormes dépenses de recherche et développement. Ce mythe a été dévoilé, il y a 25 ans déjà, mais il persiste. Les faits doivent être disséminés. Parce qu’autrement on va continuer avec un système profondément irrationnel et inefficace, qui n’arrive pas à fournir des médicaments essentiels aux pauvres et qui surmédicalisent les autres. Big Pharma consacre en fait seulement 11 % de ses bénéfices à R et D et 27 % au marketing ! Et entre Développement et Recherche, la plupart de l’argent va vers D qui est une activité liée au marketing.
    Parmi 1339 nouveaux médicaments développés depuis 1975, seulement 13 étaient pour des maladies tropicales et 5 parmi ces 13, avaient été développés pour le secteur vétérinaire (très lucratif). La recherche pharmaceutique au service des conglomérats est hyper inefficace, irrationnelle et chère.
  • Systèmes de sante. Depuis quarante ans, les études démontrent que des services de santé, universel (c'est-à-dire le même service pour tous), compréhensifs, financés par les impôts (ou par cotisation) et gratuits pour les patients là où ils reçoivent les soins, sont de loin les plus intéressants de point de vue coût efficacité. Quand le Système de Santé National en Angleterre était financé correctement, on dépensait la moitié de ce que dépensaient les Etats Unis pour des résultats légèrement supérieurs. En termes d'égalité de traitement, les deux pays étaient incomparables. Aujourd'hui, l’OMS ne défend que partiellement des systèmes publics. Elle prône les avantages des systèmes mixtes qui, on sait, mène aux systèmes à deux vitesses. Le Royaume Uni et les Etats Unis, très puissants au sein de l’OMS, mettent de la pression parce qu’ils sont les leaders dans les compagnies privées d’assurance maladie et de soins de santé –les industries de service.
  • Les maladies de pauvrete s’appellent ainsi parce qu’elles résultent des conditions de vie misérables. Mais aujourd’hui, au lieu d’améliorer les conditions de vie, on prône des solutions technologiques, les médicaments, les équipements, les pesticides et presque jamais les causes profondes. Tout ceci dans le cadre de la soi disant aide au développement, liée aux contrats avec leurs TNCs. La malaria, endémique dans nos régions, était éradiquée par les travaux publics, la canalisation d'eaux, le drainage de marais etc. La tuberculose, était vaincue en assurant une alimentation convenable, une eau propre, des maisons salubres etc.

Les sources de finance de l’OMS

À l'origine, l’OMS était financée par ses Etats membres, avec un budget régulier et bien que les contributions des pays étaient proportionnées au produit national brut et étaient donc fortement inégales, il y avait un semblant de représentation démocratique. Et, très important, les fonds n'étaient pas affectés à certaines programmes ; l'organisation pourrait développer et mettre en œuvre une politique cohérente. Aujourd'hui, deux tiers des fonds de l’OMS sont des fonds extrabudgétaires (des contributions volontaires des Etats membres riches et des sources privées). Inévitablement, aujourd’hui, le donateur exerce une influence prépondérante, selon ses intérêts. Il y a fragmentation, concurrence entre programmes, incohérence. Les fondations des milliardaires ont toujours été très présentes comme Rockefeller et ils avaient toujours leurs intérêts particuliers, par exemple, le planning familial, euphémisme pour le contrôle des populations (se référant aux peuples noirs et bruns).
Aujourd'hui, La Fondation de Bill et Melinda Gates donne plus d'argent à l’OMS que n'importe quel Etat membre y compris le leur. Bill Gates, en tant qu’invité d'honneur, a ouvert l'Assemblée de la Santé Mondiale il y a quelques années. Le Mouvement des Peuples pour la Santé a écrit un communiqué de presse ironique suggérant que Microsoft devrait être déclaré état membre d'honneur. De nouveau, confusion entre gouvernements et grandes compagnies transnationales.
Beaucoup de personnes qualifient les activités de Gates de philanthropie ou même de générosité. Et ils disent “on s’enfiche d’où vient l'argent. Il est si difficile de récolter des fonds aujourd’hui donc on est très reconnaissant » Aucune crainte de conflit d’intérêts.
Rappelez-vous que les mêmes forces politiques qui ont créé des inégalités grotesques (et donc des milliardaires et des mendiants) ont aussi détruit la base fiscale et donc des services publics. Le résultat c’est la privatisation petit à petit de toute sphère d’activité humaine : La santé, l’éducation, les médias, la science et la recherche. Quand ces secteurs de société sont privatisés, non seulement deviennent-t-ils des marchandises mais ils sont écartés de tout contrôle démocratique. Ils ne peuvent matériellement pas agir pour le bien de l’humanité, ils sont tenus légalement à faire des bénéfices pour des actionnaires.
Les fondations philanthropiques exercent une influence forte sur les politiques publiques. Bill Gates n'a aucun mandat ni compétence en santé publique. Il est extrêmement important de comprendre les intérêts de cette Fondation. C’est un sujet qui exige une investigation en profondeur. Cela pourrait être le régime de propriété intellectuelle et bien sûr, des investissements énormes dans d’autres secteurs notamment l'industrie pharmaceutique.

Des partenariats privés publics ont été adopté comme arrangements pour pratiquement tous les programmes de l’OMS et d'autres agences onusiennes. L’OMS n'a pas même de vote dans le Fonds Global (Mondial) pour la Malaria, le VIH et la Tuberculose. Et bien sûr, le Fonds ne s’intéressent pas aux causes profondes de ces maladies de pauvreté, ni aux déterminants sociaux et économiques mais il sert de conduit pour la vente massive de médicaments fabriqués par les compagnies pharmaceutiques des pays donateurs. Finalement, il faut se rappeler que la santé est un droit humain, c'est une question ni de la charité ni de la philanthropie.

Les solutions

Pour la survie de la vie sur terre, la science des conglomérats sera fatale. Elle nous a amené au bord du gouffre. Mais comment retrouver ou assurer l’indépendance de la science, la recherche, et le savoir. Comment les libérer de l'influence des lobbies industriels, commerciaux et militaires ?

Tout revient aux services publics et à une base fiscale solide, fiable, équitable donc fortement progressive, pour financer des services publics. Mais nous devons d’abord convaincre le public que nous n’avons pas une base scientifique fiable pour prendre des décisions responsables parce que la science n'est pas indépendante. Cette pseudoscience est non seulement un outil du productivisme, consumérisme et militarisme mais elle empêche aussi l'évaluation scientifique et sérieuse des conséquences sanitaires et environnementales du productivisme, consumérisme et militarisme.

  • Réduire le pouvoir des compagnies transnationales. C’est une priorité absolue de réduire le pouvoir des conglomérats qui sont devenus les maîtres du monde. Il s’agit d’à peu près 3000 personnes. L'impérialisme et le capitalisme néocolonial ont besoin de leurs TNCs, du complexe militaro-industriel et de leurs armes nucléaires pour continuer à exploiter les ressources humaines et matérielles des pays pauvres et pour maintenir l’ordre existant.\\Nous devrions adopter le système excellent en vigueur au 19e siècle aux Etats-Unis dans lequel les entreprises/les compagnies devaient renouveler leur charte chaque année. Pour obtenir cette charte donnait, il fallait démontrer que leurs activités avaient une fonction d’utilité publique. Coca Cola et MacDonald fermeront leurs portes demain.
  • Science et recherche indépendante. Il y a des groupes travaillant sur ces questions, donc la partage non marchande des technologies et des savoirs, par exemple Science in Sociéty (Cambridge, Royaume Uni) avec sa Convention sur le Savoir et il y a des mouvements semblables dans d'autres pays.\\La recherche scientifique doit se baser sur les besoins fondamentaux et non pas sur la recherche des bénéfices. Il y a une idée intéressante de Thomas Pogge, qui prévoit que les bénéfices qu'une compagnie pourrait faire sur un médicament, dépendrait de combien de maladies et de morts il prévient. Les brevets ne seront plus la base des bénéfices. Au contraire, le savoir serait mis dans le domaine public pour l’utilisation de toutes les compagnies pharmaceutiques.
  • La science et la recherche doivent être financées publiquement. Ce n'est pas juste une question de la démocratisation des études, qui signifie un accès universel, mais démocratisation aussi dans le sens de l’indépendance du contenu des études et la validité de leurs découvertes.
  • L’indépendance des fonctionnaires internationaux et nationaux. La fonction publique demande une loyauté à un mandat publique, une constitution, des principes et des valeurs – en priorité. Leur loyauté aux chefs actuels doit être secondaire. C’est le sens du service public. Rappel à l’éthique des professions.
  • Réappropriation des Nations unies et toutes nos institutions publiques. La Charte des Nations Unies commence : “Nous, le peuple”. Nous devons nous réapproprier l’OMS. Le mouvement IndependentWHO fait exactement ceci en exigeant une indépendance par rapport à la radiation et la santé - vis-à-vis du lobby nucléaire. Bush et les évangélistes dehors de l’OMS !
  • Do-it-yourself science. Cela peut paraître excentrique ! Mais, comme dit Chris Busby, chimiste et physicien, qui a révélé la dissimulation nucléaire en Angleterre, «Nous n'avons aucun autre choix, que de prendre les choses en main». Il a entrepris des études épidémiologiques sur le cancer autour des réacteurs avec des équipes de, chômeurs, ménagères et étudiants. Les résultats se sont avérées irréfutables.
  • Économie alternative. Comme son nom indique, l’économie de casino est irrationnelle, instable et non durable. Ce sujet va au-delà de la portée de cette présentation, mais il y a une littérature énorme sur l'économie alternative, qui est fondamentale pour la question de la science indépendante, des choix et aux options d'énergie aussi bien que presque tout le reste.
  • Œuvrer pour la paix !. Pourquoi le nucléaire a été développé et pourquoi des puissants sont si attachés à cette technologie ? Tant que le militarisme reste le moteur de l’économie, nous aurons les guerres. Des modèles alternatifs d’économie sont indispensables.
  • Les médias ont un devoir de service public dans des démocraties. Sans les médias indépendants, il n'y a aucune prise de décisions démocratique. La désinformation est massive, la propagande fait autorité.

Voir également l’article d’Alison Katz publié dans le Monde Diplomatique de Mars 2008 : «L’OMS et le nucléaire : Les dossiers enterrés de Tchernobyl»

base_documentaire/articles-2008/etb-054.txt · Dernière modification: 2013/09/24 02:41 (modification externe)

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