COMMUNIQUÉ DE
PRESSE DU 20 AVRIL 2026
Tchernobyl
année 40
par Enfants de Tchernobyl Belarus <https://enfants-tchernobyl-belarus.org>

photo Martin
Leers, Journées d’études ADN à Toulouse, juin 2011
L’accident
survenu à la centrale nucléaire de Tchernobyl le 26 avril 1986 est, à juste titre, considéré comme l’une des plus
grandes catastrophes d’origine humaine. Deux explosions et l’incendie qui s’en
est suivi ont entraîné le rejet d’au moins 200 types différents de
radionucléides dans l’atmosphère. La pollution a été d’envergure planétaire. Le
césium-137 à lui seul a contaminé plus de vingt pays européens.
Pour commémorer la 40e année de la catastrophe,
Enfants de Tchernobyl Belarus (ETB) vous propose plusieurs informations,
propositions et événements :
1) un bilan sur la situation sanitaire au Belarus établi par l’Institut Belrad ;
2) la publication
du journal « L’Écho de Tchernobyl » ;
3) un colloque organisé le samedi 25 avril à Paris ;
4) la publication
du livre d’Yves Lenoir « Dans
les Coulisses de Tchernobyl » ;
5) une présentation de l’Institut Belrad et de son action.
1)
Radiations, êtes-vous toujours là ?
Centrale nucléaire de Tchernobyl,
1986
L’Institut BELRAD
de Minsk publie, 40 ans après Tchernobyl, un point de la situation radiologique et sanitaire dans les
territoires Belarusses les plus
touchés par la catastrophe nucléaire. Cette étude du Laboratoire de surveillance des rayonnements de Minsk, témoigne que le problème de la contamination radioactive demeure
d’une actualité brûlante, même
plusieurs décennies après le terrible accident d’origine humaine, et démontre
l’urgence de poursuivre la surveillance constante de la radioactivité des
produits alimentaires, de mettre en œuvre toutes les mesures disponibles pour
se protéger des effets des radionucléides pénétrant dans l’organisme et de
mener des actions de sensibilisation dans les zones contaminées.
Le
césium-137 reste, avec le strontium-90
et l’américium-241, l’un des radionucléides les plus dangereux pour l’homme.
Environ 35 % du césium-137 rejeté par l’explosion du réacteur de Tchernobyl, le
26 avril 1986, s’est déposé au Belarus. De ce fait, 3 678 localités ont été
recensées en zone contaminée ; 479 d’entre elles ont été détruites. Près de 200
000 personnes ont quitté les territoires touchés ou ont été relogées. Les
régions de Gomel, Brest et Moguilev, au Belarus, ont été les plus touchées.
(...)
Le césium-137 se
trouve désormais dans le sol à une profondeur suffisante pour être absorbé par
les plantes et les champignons (y compris ceux que nous consommons). Il existe
des voies plus complexes par lesquelles le césium-137 pénètre dans le corps
humain. Les animaux sauvages dont nous consommons la viande, ou les vaches dont
nous buvons le lait, peuvent servir d’intermédiaires entre les plantes
contaminées et l’homme (...)
L’intégralité de ce dossier est à lire dans « L’Écho de
Tchernobyl » n° 2
2) L’Écho de
Tchernobyl - le journal de la catastrophe
Enfants de
Tchernobyl Belarus a publié trois numéros du journal L’Écho de Tchernobyl.
L’enjeu est
de ne pas oublier Tchernobyl.
Les institutions internationales en charge de la
radioprotection qui gravitent autour de l’ONU (OMS, UNSCEAR, AIEA, CIPR...)
n’ont de cesse de présenter l’accident comme un événement certes fâcheux mais
clos, jusqu’à en avoir, déjà en 2005, tiré le bilan « définitif ». 50 morts et
4.000 à venir est en effet la borne conclue par l’UNSCEAR – et endossée
par l’OMS, puis validé par la quasi totalité des États mondiaux, posée comme un
trait final pour faire taire les arguments et les plaintes de ceux qui
douteraient de l’avenir radieux promis sur les cendres d’Hiroshima et Nagasaki
par l’« Atoms for peace »
d’Eisenhower.
Cette vérité assénée se confronte, déjà, à celle bien réelle des dizaines de milliers de morts parmi les « liquidateurs » sacrifiés sur l’autel du progrès. On reconnaît d’ailleurs les partisans du nucléaire, les « aime-atome », par leur propension à citer ces chiffres de l’UNSCEAR sans plus de nuances pour, tel un sésame, servir la propagande de l’industrie nucléaire. Jusqu’à vouloir nous faire croire qu’un accident, même majeur, serait gérable, avec des conséquences extrêmement limitées.
L’Écho, pour les
40 ans de Tchernobyl, réunit à la fois une rétrospective historique, un point
sur les conséquences sanitaires et conjoncturelles, un avertissement sur les
risques qu’une telle catastrophe puisse se produire à nouveau… et quelques
conseils si cela arrivait.
Les
différents numéros du journal sont à télécharger ici :
<https://enfants-tchernobyl-belarus.org/etb/LECHO>
Un financement participatif a été mis en
place pour commander les journaux
et aider à leur publication : <https://www.payasso.fr/etb/lecho-de-tchernobyl>
L'Écho de Tchernobyl a bénéficié pour être publié d'une aide du réseau Sortir du nucléaire
3) Colloque
« Tchernobyl année 40 »
Enfants de
Tchernobyl Belarus organise un Colloque « Tchernobyl Année 40 », samedi 25 avril 2026 à Paris de 13h30 à 18h – à la Bourse
du travail, 3 rue du Château d’Eau, Paris 10°.
Au programme
: projection du court-métrage « Belrad 2015 » / deux tables rondes et débats avec la salle
/ intermède musical.
Panel 1 : Situation sociale et sanitaire des territoires contaminés, retour
d’expérience sur la gestion des crises radiologiques, avec la participation de Marion Jeambrun (Criirad), Jean-Marie Brom (GSIEN), Pierre Barbey (ACRO), Yves Lenoir (Enfants de Tchernobyl Belarus), Sylvie Diallo
(Coordination Idf) – modération Nicolas
Eprendre. Suivi d’un débat avec la salle.
Panel 2 : Stratégies énergétiques nationales et prise en compte
des probabilités d’un accident majeur, rôle des organismes internationaux, avec la participation de Bernard Laponche (Global Chance), Pauline Boyer (Greenpeace), Thierry Salomon (négaWatt), Kolin Kobayashi (Enfants de Tchernobyl Belarus) –
modération Laure Noualhat. Suivi d’un débat avec la
salle.
Les
informations sur le colloque sont ici :
<https://enfants-tchernobyl-belarus.org/etb/LECHO/colloque.html>
4) « Dans
les Coulisses de Tchernobyl »

Le nouveau livre
d’Yves Lenoir « Dans les
coulisses de Tchernobyl. Mensonges et dissimulations des nucléocrates » vient de sortir aux Éd. La Dissidence.
La catastrophe de
Tchernobyl, survenue le 26 avril 1986, a marqué un tournant dans l’histoire
contemporaine. Les images du réacteur éventré et les sauveteurs affrontant un
déferlement de radioactivité ont bouleversé le monde entier. Mais, derrière ce
récit désormais familier se cache une histoire plus complexe. Pourquoi la
population locale a-t-elle été laissée sans protection ? Pourquoi les
évacuations ont-elles été retardées ? Et pourquoi les institutions
internationales ont-elles relayé les versions officielles venues de Moscou ?
S’appuyant
notamment sur les archives du KGB et du Politburo, Dans les Coulisses de Tchernobyl explore les décisions politiques, les logiques de pouvoir
et les mécanismes de dissimulation qui ont entouré la catastrophe.
Plus d’informations
ici : <https://ladissidence.fr/dans-les-coulisses-de-tchernobyl>
5) Belrad (1990–2026) : un service unique en terres
contaminées

Vasily Nesterenko
En octobre 1990, l’académicien Vasily Nesterenko, physicien nucléaire en rupture de ban avec son
institution (le Centre de recherche nucléaire de Sosny,
élément du complexe militaro-industriel de l’URSS), fondait l’Institut indépendant de protection
radiologique BELRAD. L’objectif de
l’Institut BELRAD était de pallier l’insuffisance de la protection de la population, notamment pour compléter le dispositif par des centres
locaux de contrôle des aliments. Le premier gouvernement du Belarus indépendant
finança 370 de ces centres, assurant ainsi une couverture homogène de
l’ensemble des régions sérieusement affectées par les retombées radioactives.
(...)
Mais aujourd’hui l’existence de Belrad est menacée par l’usure du
temps, l’idée que la page de Tchernobyl est tournée… alors que la menace
radioactive demeure : la contamination radioactive de 10 à 15 % des échantillons mesurés de produits de la forêt
(champignons, baies, gibier etc) dépasse les limites
légales, parfois, c’est rare, d’un facteur supérieur à 100. Le travail de
« Sisyphe » de Belrad garde toute sa raison
d’être.
Depuis un quart de siècle, Enfants de Tchernobyl
Belarus couvre 80 % des dépenses de l’Institut, soit 200 000 €/an. Soutenir ETB c’est très directement contribuer à la
protection des enfants biélorusses.
Cet article
est à lire dans « L’Écho de Tchernobyl » n° 3.
Pour aider Belrad : <https://www.payasso.fr/enfants-de-tchernobyl-belarus/boutique>

Enfants de
Tchernobyl Belarus
<https://enfants-tchernobyl-belarus.org>
contacts presse :
Yves Lenoir : yves.lenoir@enfants-tchernobyl-belarus.org / 09 53 37 55 71
Michel Lablanquie : michel.lablanquie@enfants-tchernobyl-belarus.org / 06 46 41 08 11
Vous pouvez retrouver ce communiqué à télécharger ici en version pdf - et là en version doc
Un autre communiqué de presse sur le journal L'Écho de Tchernobyl est disponible ici.